Comme d’habitude

Mardi 11 mars 2008

Il paraît que les Français dorment mal. Pour ma part, ces temps-ci, je suis juste un peu paumé à cause du décalage horaire…

Si 13% d’entre nous considèrent que dormir est une perte de temps, nous serions 45% à ne pas dormir assez. C’est ce qui ressort (entre autres chiffres) de l’étude annuelle réalisée par BVA pour le compte de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) à l’occasion de la 8e journée du sommeil qui se déroulera mercredi 19 mars.

J’ai raté les 7 précédentes, mais de toutes façons, je suis pas concerné, puisqu’à y regarder de plus près, les 1004 personnes interrogées (par téléphone) étaient âgées de 25 à 45 ans. Et le sondage a été réalisé dans la semaine du 13 au 22 décembre. Et on sait comme tout est susceptible de variations saisonnières, des courbes du chômage à la popularité présidentielle. Si le même personnage peut être élu par 53% des Français une année et rejeté par plus de 65% moins d’un an plus tard, c’est que l’écart entre les sondages et la réalité est significatif et que les comportements sont fluctuants.

Ou les deux.

Même si faire l’amour est un excellent somnifère, l’Inpes recommande pourtant “d’éviter les activités trop stimulantes” et de “ne pas consommer d’excitants” avant le coucher…

Les auteurs de l’Enquête sur la sexualité en France : Pratiques, genre et santé ont rencontré 12000 personnes qui ont accepté de leur dévoiler leur intimité. Du nombre de partenaires à la diversification des pratiques, de l’âge du premier rapport à la fréquence des suivants, de l’homosexualité à Internet ou de l’abstinence au viagra, on apprend ainsi plein de choses sur notre sexualité et son évolution depuis 1970, date de la première enquête du genre.

Et en près de 40 ans, les choses ont bien changé. Ou notre manière d’en parler ou les deux?

Mais si la sodomie gagne du terrain, elle a (si l’on ose dire) des “fondements” antiques. Si la masturbation a aussi sa journée (la 8e se déroulera à Copenhague en mai), ce n’est pas une découverte contemporaine. Et si les sextoys ont leur hit-parade, ça fait aujourd’hui 30 ans que cloclo est mort… malencontreusement.

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8 mars

Samedi 8 mars 2008

Je sais, ça fait un peu tautologique de mettre la date comme titre, mais d’abord ça permet de placer tautologique, et ensuite de respecter le sous-titre de ce blougui blog, et de faire comme les autres en à peine différent.

C’est donc aujourd’hui la Journée des Femmes. Attention à bien respecter le pluriel nous serine-t-on ici ou là, et j’ai pas le temps ni l’envie de mettre des liens tous azimuts*. Je viens de passer plus de la moitié de la journée en avion et je vais pas me plaindre d’avoir pu m’offrir un séjour en Inde, mais je suis quand même un peu flappi du décalage et j’ai plus qu’une demi-heure si je veux finir ce billet à temps pour qu’il soit à jour, en Inde aussi.

J’ai juste envie de faire le vœu, un peu naïf mais pourquoi pas, qu’un jour la Journée des Femmes n’existe plus.

Pour qu’on nous épargne les amalgames avec signature de pétition pour libérer Ingrid Betancourt, que je ne lui souhaite pas plus de rester détenue que je ne le souhaite à tous les otages de toutes les guerres.

Pour qu’on cesse les récupérations de tous bords qui ne me paraissent pas servir la cause des femmes. Que ce soit Delanoë qui affiche 9 figures du féminisme au Panthéon ou Sarkozy qui reçoit 150 “femmes d’exception” à l’Elysée, pourquoi avoir besoin de célébrer le mérite, l’emblématique, au risque d’oublier les anonymes.

Et surtout, le vœu qu’un jour il ne soit plus besoin de réclamer l’égalité, de revendiquer les droits à l’éducation, au respect, au travail et à sa reconnaissance, à la considération, à la non-violence, à  l’existence ordinaire, de femmes ordinaires…

Juste ça.

Pour commencer, j’ai envie de signaler un tout petit signe d’espoir.

Le gouvernement Indien a annoncé cette semaine son intention de consacrer plus de 100 millions de roupies pour donner aux parents de bébés filles une allocation de l’ordre de 5000 francs, afin de les laisser vivre. Il espère ainsi sauver 100.000 enfants par an. Les chiffres sont effrayants. A cause des avortements sélectifs ou des infanticides, il y a en Inde 927 filles pour 1000 garçons, quand le ratio mondial s’élève à 1050 pour 1000. Les estimations oscillent entre 5 à 10 millions de filles “manquantes”.

Pour parvenir à l’égalité, rester un vie, c’est un premier pas. Espérons…

Bonne journée les filles.Et demain aussi!

*A consulter quand même le chapitre hommes-femmes de l’Observatoire des inégalités.


Un seul monde

Vendredi 7 mars 2008

Il y a encore des gens pour affirmer qu’il n’y a qu’un seul monde, ils sont quand même obligés de reconnaître qu’il n’est pas trop bien partagé. Je sais, ça n’a rien d’un scoop.

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La publication par le magazine américain Forbes du classement des 1.125 milliardaires méritants est toujours l’occasion de rappeler quelques évidences obscènes qui ne semblent plus gêner grand monde.

Que Bill Gates perde la première place (et même la deuxième), on s’en fout un peu. Que le premier, Warren Buffet, ait augmenté sa richesse de 10 milliards de $ l’an passé pour atteindre la bagatelle de 62 milliards, ça devient presque abstrait. Quand on traduit que ça représente 10 fois le PIB du Gabon, on mesure à quel point Sarkozy avait raison de dire que l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire.

Quatre Indiens, dont Lakshmi Mital quatrième, s’installent dans le top 10 où l’Inde devient le pays le mieux représenté.

Et la France? Le Nouvel obs, qui fait de plus en plus dans l’idéologie de gauche moderne, se désole, par interview de gérant de fonds interposée, de la taxation des profits, qui fait fuir les entrepreneurs et de “la suspicion et la jalousie” que provoque encore trop souvent le succès dans notre beau pays. On se consolera avec Liliane Bettencourt (rien à voir avec Ingrid dont la bonne fortune est bien mal en point) qui avec sa 17e place au classement est la première femme du classement. Que fait donc la reine d’Angleterre?

Dans le classement non publié des hommes (et femmes) des anonymes les plus pauvres, l’Inde occupe sans doute aussi de bonnes places. Mais la France peut s’y mettre…


Notes de lecture

Jeudi 6 mars 2008

Il m’est arrivé une chose étrange.

Je veux dire, pas une seule. L’Inde procure suffisamment d’étrangeté pour que chaque jour soit nourri de petits détails étonnants, surprenants, désarçonnants, perturbants, amusants, énervants, insuportables ou mémorables, selon les moments, l’état physique et moral, la température extérieure ou intérieure, etc.

Quand je parle d’une chose étrange, c’est donc d’une parmi d’autres.

Lors de mon séjour dans le Kerala (mais le lieu compte peu), j’ai trouvé dans un porte-revues de la maison d’hôtes où j’étais un bouquin.

Rien d’étonnant jusqu’ici.

En français, ce qui le rendait déjà plus intéressant. Et surtout, sans couverture, ni page de titre, ni du même auteur, ni mention d’un quelconque traducteur. Rien qui permette d’identifier le livre dont il s’agissait.

Juste un gros pavé de plus de 500 pages. 585, viens-je de vérifier à l’instant

Amusé par le défi, je me suis mis à lire. Et j’ai été surpris de découvrir un livre se déroulant entre l’Inde et l’Angleterre, avec des personnages voyageant de Bombay à Londres, d’une civilisation à l’autre, interrogeant l’identité, et aussi la spiritualité, la religion, la tradition, etc. Le tout dans une écriture autant foisonnante que brillante, autant étourdissante que maîtrisée.

J’arrive bientôt à la fin et, vraiment, je me dis que j’ai eu bien de la chance de tomber sur ce livre. Et que c’est une chance aussi, parfois, d’être privé d’a priori et de devoir goûter les choses juste pour ce qu’elles sont et non pour leur réputation.

*

Je sais, ce n’est pas vraiment d’actualité. Quoi que.

Parmi les titres que je regarde distraitement ce matin, je tombe sur celui-ci dans France-Soir:

Pays-Bas - Vers une nouvelle crise avec l’Islam ?

Ainsi donc, après les caricatures de Mahomet ou les menaces contre Ayaan Hirsi Al, la guerre idéologique se poursuit. Sans forcément s’épargner justement… les caricatures, les raccourcis, les simplifications trop rapides ou hasardeuses. A lire, par exemple, cet excellent éditorial de Denis Siffert dans Politis, Manipulations antilaïques, on en vient à s’interroger sur les limites entre provocation et liberté d’expression, amalgames et désinformation. Et les réactions que sucitent l’article prouvent qu’il n’est pas facile de trancher.

Même si…

A priori, on peut se démarquer sur les motivations idéologiques du député d’extrême droite Geert Wilders, qui assimile le Coran à Mein Kampf et l’Islam au facisme. Et c’est ce que s’apprête à faire le gouvernement néerlandais, avec le soutien diplomatique de la France. On peut aussi douter des qualités artistiques du film qui provoque (c’est bien le terme) cette controverse.

N’empêche.

J’ai quand même, du côté de la page 350, cherché le titre du livre que j’étais en train de dévorer. J’avais quelques soupçons. Lors de ma recherche, je suis tombé sur cette citation:

Il y a un droit au blasphème. Le sacré, c’est l’Homme.

Elle est de Mgr Gaillot, en 1989. L’année de la Fatwa contre Salman Rushdie, pour la parution des Versets sataniques.

Je ne sais trop quelle conclusion je tire de tout ça. Peut être la leçon, qu’en ôtant la couverture, on obtient juste le vrai contenu.

J’espère aussi (pour lui autant que pour nous) que Dieu n’est pas aussi con qu’on lui en donne trop souvent l’air.


Les moines, les camions et l’homme au fond

Mardi 4 mars 2008

Chose promise, mais je fatigue après quelques heures de voyage puis dans le bazar, alors vite fait.

Lors de mon séjour à Hampi, au milieu des temples et de la campagne, j’ai eu l’occasion d’assister à cette scène étrange:

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Non, ces deux hommes ne peignent pas l’un des 4 camions qui étaient garés ce matin là devant le temple. Ils le décorent aux couleurs de l’hindouisme, vous savez les mêmes couleurs qui servent à se faire ce joli point rouge au milieu du front. En quelque sorte, ils préparent la “bénédiction” de ces engins avant qu’ils ne prennent la route pour de longues et éprouvantes aventures. Pourquoi pas?

Juste après avoir assisté à cette scène émouvante, je cheminais le long de la rivière, lorsque j’ai vu deux hommes occupés à défricher la bananeraie de l’autre côté de la route. Par 35 degré à l’ombre, le genre de boulot moins gratifiant que de colorer les camions et d’occupation moins agréable que d’aller se baigner dans la rivière. Mais faut bien faire pousser les bananes.

Je m’apprête à prendre ces hommes en photo, quand un moine m’interpelle. Un autre que ceux des camions. Un qui allait au bain justement. Et me fait comprendre qu’il aimerait bien que je le prenne lui en photo. Genre, “pourquoi donc prenez-vous cet homme en photo”, comme me l’a demandé textuellement un homme dans un restaurant d’Aurangabad alors que je photographiais le sourire du serveur.

En bon hindouisme, ça se traduit: intouchabilité.

Et en image, ça donne ça:

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Un homme qui en ignore superbement un autre. N’empêche que si l’autre il bosse pas, tes bananes tu peux te les foutre au cul du camion !


Plus tard

Lundi 3 mars 2008

Entre les coupures d’electricite, le pc qui rame, les touches effacees, la connexion qui saute, entre autres, difficle d’ecrire sereinement ici, a Hampi.

Je parlerai plus tard, demain au retour, des religions qui benissent les camions et exploitent les hommes.

Marx avait aussi raison.

Excusez l’absence d’accents…


29 février

Samedi 1 mars 2008

Pas de billet hier depuis l’Inde pour cause de trop long voyage: 1h30 de taxi pour l’aéroport, 1h10 de vol entre Kochi et Bangalore, 1h de taxi de nouveau de l’aéroport à la gare routière de Bangalore, 9h30!!! de bus de Bangalore à Hospet, et pour finir une petite demi-heure de rickshaw pour gagner Hampi.

Je vous fais pas le total kilométrique, ni horaire, ni le bilan carbone. C’est juste pour donner une excuse valable.

C’est dommage, parce que j’ai raté l’anniversaire du sapeur Camember, et pourtant j’ai beaucoup pensé à lui.

A cause de sa devise fameuse: si on commencait par la deuxième moitié des choses, quand on arrive au milieu on aurait déja terminé…

J’y aurais pensé avant, que le voyage aurait paru moins long. Non?


Noix de coco

Lundi 25 février 2008

C’était en dernière page de The Hindu d’aujourd’hui.

D’un coté, un article sur le premier vol d’un 747 de Virgin alimenté (en partie) par de l’huile de noix de coco. Avec une photo de Richard Branson en pdg content de lui devant son zinc au “bio” fuel.

De l’autre coté, il y avait un court article sur les obèses, qui risquent d’etre taxés en Grande-Bretagne par leurs compagnies d’assurance vie, en fonction des risques que représente leur surpoids.

Et, entre les deux, un abime de perplexité.

Pas seulement à cause de l’incongruité des termes obesité, assurance ou même vie, dans ce pays.

Mais une question me taraude.

Quand taxera-t-on les enfoirés qui transforment l’écologie en autant d’arguments de vente avec un cynisme sans limite.

PS: Sans rapport (presque) avec ce qui précède, j’ai realisé ce matin (page 12 du même journal) que le bus c’était pas que sur comme transport ici et que finalement, la crevaison, c’était pas ce qui pouvait arriver de pire.

Sinon, tout va bien. Merci…


Téléscopage

Samedi 23 février 2008

J’avais juste fini le billet très national du jour, quand le Times of India est arrivé. Avec cette photo en une

et un article commençant par une inquiétude pour 55.000 accédants à la propriété, qui devront patienter un peu. Les travaux de construction étant quelque peu perturbés par un départ massif de travailleurs étrangers à l’état du Mahrashtra…

Le MNS (Maharashtra Navnirman Sena) leur ayant fixé un ultimatum au 25 février pour retourner chez eux, 60% des travailleurs dans la construction auraient déjà déserté les chantiers. Et ça fait tousser l’économie!

Comme quoi, faut faire gaffe aux excès de l’immigration choisie, du nationalisme exacerbé, de la manipulation de la xénophobie, de la chasse aux clandestins, et tout ça…

Faites passer.


Arrêt aux stands (2)

Vendredi 22 février 2008

Si les mots ont un sens, il devrait être interdit de montrer du doigt (pourfendre, écrivent même les gazettes) un capitalisme “sans foi ni loi” sans recevoir une avalanche de quolibets, quand on a posé comme premier geste présidentiel un cadeau à 15 milliards pour les riches. Ce qui ne témoigne pas franchement d’une volonté de meilleure répartition des richesses. Mais puisque ça continue de marcher, pourquoi se priver? Pourquoi arrêter de nous prendre pour des cons, tout en prônant même l’intelligence? Pourquoi s’attarder à imaginer le partage quand on est encore avide de croissance?

Bref. Avec une croissance qui frôle les 10%, l’Inde et ses quelques milliers de milliardaires (en roupies mais ça fait quand même correct) se coltine encore un bon quart de population pauvre.

L’avantage des pauvres est qu’ils fournissent une main d’œuvre à bon marché. Et avec une classe moyenne estimée à 300 millions de personnes, avides de consommer, ça fait malgré tout un bon vivier d’acheteurs potentiels auxquels fourguer les produits fabriqués par les premiers. Je sais, c’est pas aussi simple. C’est quand même pour cette frange de consommateurs, aux soifs d’aujourd’hui gourmandes en énergie, qu’on déplace notre VRP en chef pour promouvoir nos centrales nucléaires made in chez nous qu’elles sont tellement plus belles que toutes celles d’ailleurs.

Quand tu vois l’état des routes et la manière dont avance les travaux d’entretien, tu commences à avoir des doutes sur la maintenance dont bénéficieront les centrales une fois plantées dans le paysage indien. Tu te rassures comme tu peux en te disant que Mumbaï est moins la porte à côté de Tchernobyl, mais si t’es pas que égoïste, t’essaie de te souvenir de Bophal. Et revenez pas me parler d’amalgame!

Mais notre VRP s’lâche a rien vu. C’est pas de sa faute. Je me suis laissé dire que quand le Premier ministre indien est venu en visite à Pune university, l’accès au campus a été verrouillé et ils en ont profité pour refaire le bitume. A mon avis, c’est une pratique pas typiquement locale qui explique assez bien l’aveuglement des dirigeants divers et variés. Et pourquoi t’as des conseillers qui sont obligés de faire des courses à la con pour pondre des notes avant les débats…

Bref. Revenons à Sarkozy, passant du Taj Mahal (pas repeint) à sa suite présidentielle (single), de l’aéroport aux réceptions officielles, sur des routes pimpantes de goudron tout neuf. Situation pas idéale pour voir la réalité, reconnaissons-le. Surtout avec la clim et les vitres fumées.

Je sais, parce que j’ai eu ça à l’aller. Pas le goudron neuf mais les vitres fumées et l’AC dans le Volvo rutilant. Je vous dis pas la fierté du type de l’agence qui m’a vendu l’aller. Largement plus que le vendeur du billet de retour.

Le bus de retour, un Tata local, était moins cher et plus rustique, plus bombé, pas climatisé avec des ventilateurs en panne, accrochés entre des fenêtres à partager avec les passagers de derrière, que mon fils s’est dépêtré avec la vieille qui voulait pas céder un pouce de sa vitre et bloquait de toutes ses forces de vieille Indienne, ne manquant pas d’air (au sens propre aussi) en nous obligeant à transpirer sec (si j’ose dire). En résumé, un véhicule plus propice pour apprécier la qualité des routes entre Aurangabad et Pune.

Avec deux avantages cependant par rapport à son collègue (j’ose pas dire homologue) de l’aller.

D’abord le film était sous-titré en anglais ce qui permettait de mieux apprécier les charmes de l’intrigue, du mélange kitsch, thriller, comique, bagarre au couteau, meurtre au rasoir, courses poursuite, un peu de polar banal, d’explications psychologiques et retour au sentimental. Le tout en 3 heures chrono. J’ai pas noté le titre, désolé. Mais en fredonnant l’air de l’aller, j’ai retrouvé le premier: Bhool Bhulaiyaa. Allez voir au moins les bandes annonces.

Je passe les détails que j’avais prévu sur Bollywood, la production cinématographique indienne, la productivité du travail indien, etc.  Y’a qu’un ordinateur pour trois, et mon fils (Simon, le même qui se dépêtre si bien avec les veilles indiennes et aussi bien avec son père) piaffe pour aller parler à la France sur MSN.

Le deuxième avantage du car de retour était dans sa vitesse. En contemplant sa dextérité dans le pilotage entre les accidents de la chaussée et les dépassements en troisième file, je me disais qu’il faudrait que je rectifie le billet sur les rickshaws. Certains chauffeurs de car indiens sont très largement à la hauteur d’un Schumacher quelconque. Dans le genre dépassement impossible, comme à Monaco, avec en plus un autre bus qui arrive en face sans ralentir. Et ça passe!

J’en étais à ces élucubrations sur la concurrence des pilotes après un dernier pointage, à hauteur de la pancarte: Pune - 20 km. Compte tenu des arrêts pipi, repas et dépose-minutes, on avait alors près d’une demi-heure d’avance sur le Volvo de l’aller. On tenait le record. Je sentais Ferrari menacé dans sa suprématie.

C’est juste après, à l’occasion d’un magnifique dépassement d’un autre autocar qui nous avait provoqué, dépassement au freinage dans un virage bien raide, que notre pilote fut victime… d’une déplorable crevaison.

Arrêt aux stand, sur la non bande d’urgence, où un confère de passage nous secourut pour la modique somme de 20 roupies par passager. Y’a pas de morale…

PS : Tout ces kilomètres pour aller aux grottes d’Ellora. Magnifiques. Je vous laisse aller voir sur le site de l’Unesco (qui  les a classées patrimoine de l’humanité) ou ailleurs sur le web.  Je vous mets juste la photo de l’écureuil que j’ai fini par capter dans le viseur, après qu’il m’ait bien nargué.

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