Pour terrorisme, apologie d’idée extrémistes, détention d’arme, vol de carambar à l’étalage, meurtre de parent d’élève avec préméditation, incitation à la récidive?
Non, non et non…
Juste parce que, lors d’un travail d’art plastique et d’expression corporelle sur les sentiments et expression du visage, elle avait demandé à ses élèves d’apporter des portraits correspondants à différents thèmes (joie, peur, surprise, douleur, fatigue, colère, méchanceté) et qu’un des enfants a illustré la méchanceté avec le visage d’un certain Nicolas Sarkozy.
Et alors?
Alors, rien…
Moi j’aurais choisi aussi la colère ou la haine, et peut être aussi la peur…
Mais il ya longtemps que j’ai quitté le CM1.
PS : Bravo à mon fils de quitter aujourd’hui l’éducation nationale, son bac en poche, après y avoir traversé des moments pas que faciles et fait des rencontres pas que fructueuses. Je lui souhaite une bonne suite de route.
La fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et des renseignements généraux (RG) a donné naissance à la direction centrale du renseignement intérieur, ainsi qu’à un nouveau sigle, DCRI.
N’en déplaise au Figaro (et à d’autres) qui comparent ce nouveau fleuron du renseignement national au FBI, un nom pareil n’augure pas d’un succès cinématographique semblable à celui de la célèbre agence américaine.
Pourtant, en matière de dénomination, le génie et l’inventivité français sont encore capables de grandes choses.
Tenez, prenez Edvige…
Non,j’ai bien dit : E.D.V.I.G.E. Subtil acronyme, composé à partir de “Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale”.
Joli, non ?
Charmant, n’est ce pas ?
Et pourtant, comme dit encore Le Figaro (et d’autres) la polémique enfle et les critiques s’accumulent.
Bon d’accord, le titre est un peu racoleur et limite déontologique de la part d’un type (moi) qui fustige la manipulation de fausses nouvelles. Mais que voulez-vous, j’ai parfois des tentations de vivre avec mon temps et d’arrêter d’être à contre-courant, en rébellion, en indignation, etc. pour… je ne sais pas trop pour quoi. J’y réfléchirai.
Bref, l’époque est à la communication qui prime l’information.
Et bref (bis), comme 650.000 internautes en 24 heures (et déjà plus d’1 million à l’heure où j’écris ces lignes), j’ai visionné hier les quelques minutes de pitreries présidentielles qui précédèrent son intervention de lundi soir sur France3 et qui ont complètement occulté, d’ailleurs, ce qu’il a pu dire une fois les micros branchés, les journalistes lancés et le ronronnement en marche…
Et franchement, je suis bien embêté que notre opposition se limite à ça. A critiquer l’arrogance d’un malpoli qui donne des leçons aux autres ou d’un vaniteux qui se gonfle d’orgueil. Et alors?
Ce n’est pas tant l’attitude sarkozienne qui est dangereuse et néfaste que la politique sarkozyste (de la casse du code du travail, de la république et des services publics, à la chasse aux immigrés ou de la multiplication cynique des inégalités à la complaisance envers les puissance financières…) Et si l’une ne va pas sans l’autre, ce n’est pas en nous focalisant sur les anecdotes du genre «permets moi d’te dire : pépa pé tcheu tché» ou «casse-toi pauvre con va», ni en nous perdant dans les analyses sémantiques du «ça va changer» de lundi soir, que nous allons vraiment nous donner les chances de l’alternative.
Même s’il reste à apprendre pas mal de manière de le faire.
Sinon, j’ai quand même fait un rapide calcul comme je les aime.
A raison de 7′30″ d’une vidéo, visionnée en 24 heures par 650.000 personnes, ça représente dans les 81.250 heures passées devant l’écran (en ne comptant qu’un spectateur à chaque fois…) soit environ 2320 semaines de 35 heures!
Qu’un type obsédé du travailler plus détourne tant de travailleurs de leur labeur, c’est désespérant.
Alors que l’audience de la Prêtre Academy ne cesse de croître épisode après épisode et que les aventures spirituelles de Michel, Franck et Christophe concourent à la notoriété bisontine (c’est comme ça qu’on s’appelle ici), un autre événement vient ternir notre réputation.
Une assistante “sociale” de chez nous (Besançon donc) a pris l’initiative de signaler à la police un immigré clandestin sénégalais qu’elle a rencontré par “hasard” dans le cadre de son travail.
Mais j’espère que l’attitude de Mme B.H. (à ne pas confondre avec un certain HB de Neuilly…) suscitera moins de vocations que les prêtres en formation.
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PS 1 : A propos d’assistante sociale, les nouvelles de Marina Petrella sont alarmantes mais l’État le gouvernement français ne cède pas et refuse d’appliquer la “clause humanitaire” de la Convention européenne d’extradition.
Il paraît que, malgré les efforts de pauvres cons bougres tels que moi, il y a encore des braves gens qui croient tout ce qu’ils voient à la télévision l’Internet, renouvelant à peine la croyance populaire qui répète que «s’ils le disent dans le poste on peut y aller, c’est du costaud!»
A leur décharge (comme à la mienne qui n’arrive pas toujours à séparer le bon grain de l’ivraie, le vrai du faux, l’info de l’intox, ou la poire du fromage) il faut reconnaître que l’époque est aux communicateurs de tous poils, de tous acabits, pour lesquels tous les moyens sont bons… et dont les motivations et les buts gagnent à être connus.
De l’art de jouer habilement avec la peur. Et comme il est bien connu qu’on ne nous dit pas tout, qu’on nous cache plein de vérités et qu’il n’y a pas de fumée sans feu…
A propos de portables, de rumeurs et d’intérêts mercantiles, il n’y a pas non plus de pop-corn sans micro ondes. 14 millions de personnes de par le monde auront donc, grâce au bon fonctionnement de la rumeur qui s’appelle aujourd’hui buzz, assisté à la publicité d’un marchand d’équipement bluetooth qui a su lui aussi subtilement utiliser nos peurs…
Alors que les candidats au bac attendent leurs résultats pour vendredi, un parfait sujet de philo a fait irruption dans l’actualité :
«Peut-on vendre sa vie à autrui?»
Jusqu’ici, on savait par la légende qu’il était possible de vendre son âme au diable et on soupçonnait vaguement, à force, que tout ou quiconque avait un prix. On en a maintenant la confirmation : on peut vendre tout à n’importe qui.
Ian Usher a vraiment tout vendu, de sa maison à son travail en passant par sa voiture, sa moto et… ses amis. Comme dans le sketch de Bernard Haller (auquel j’ai emprunté aussi l’expression époque épique). Cet Australien de 45 ans a même créé un site spécial pour faire la promotion de la vie dont il se débarrasse, qu’il avait déjà changée en 2001. Un instable ou un insatisfait, mais en tout cas une vie qui a peu servi, ce qui en fait une occasion à saisir
En cette époque libérale, cette déclinaison de la loi de l’offre et la demande rencontre l’assentiment de la majorité des visiteurs du site de Ian Usher. Et même si beaucoup moins de sondés seraient prêts à tenter la même aventure, on trouve des liens vers d’autres sites qui proposent d’autres vies à acheter. On croirait ici à un emprunt à un roman de Van Cauwelaert.
Et je me suis demandé comment les archéologues du XXIIe siècle, ou après (s’ils existent) qualifieraient notre civilisation et ses témoignages d’humanité…
C’est demain que sort le dernier Cd de Laurent Voulzy. Sobrement intitulé Recollection, l’album se propose de revisiter Rockollection 30 ans après.
On ne sait pas si on aura la même pêche pour danser sur un album entier alors qu’on s’essoufflait sur les 5′51″ originales.
Pour faire le test, j’ai retrouvé la vidéo du “scopitones” de l’époque, qui sera paraît-il vendue en exclusivité avec le disque. Comme quoi, l’industrie discographique sait nous vendre des trucs qu’on a déjà…
Selon la nouvelle législation roumaine, bien adapté à un week-end ensoleillé et prometteur, la presse de ce matin se partageait équitablement ce matin entre bonnes et mauvaises nouvelles…
A la une du Figaro, par exemple, la réconciliation des deux rivaux de Painful Gulch Unity était là pour consoler du pire semestre des bourses.
Quoi que, la mauvaise nouvelle n’est pas forcément du côté de l’effondrement (fort relatif) des places spéculatives.
D’ailleurs, un an et quelque plus tard, l’effet de l’unité socialiste fait sentir chaque jour un peu plus ses effets positifs. Le jour même où Ségolène Royal présente ses projets d’”Etat préventif” et de “révolution démocratique” qu’elle propose dans sa contribution à un congrès “utile et serein”, le journal de la gauche traditionnaliste s’interoge sur la disparition (ou la volatilisation?) du ps…
Et ça aussi c’est une bonne nouvelle finalement. Il va peut être y avoir la place pour un parti de gauche à la place de l’ersatz qui est en voie d’extinction… de voix.