“On” est neutre
J’ai lu attentivement la dépêche de l’AFP relatant la marche silencieuse à Grasse aujourd’hui, pour rendre hommage à Abdelakrim Ajimi décédé lors de son arrestation policière.
L’agence cite quelques témoignages de personnes ayant assisté à l’arrestation :
«Pendant les vingt minutes où j’étais là, il ne lui a pas lâché le cou. Il le serrait très fort. Cette image ne me sort pas de la tête», a raconté Layla Picout, 17 ans, étudiante en BEP vente.
«Il avait la face contre terre, trois policiers sur lui, j’ai entendu le jeune homme dire qu’il ne pouvait plus respirer, il était violet. Un des trois policiers lui a donné des coups de poing», a affirmé Ludovic Gérard, maître chien à Cannes.
«Il ne pouvait plus parler ni crier. Alors il a tapé contre le sol avec la paume de sa main, à la manière d’un catcheur qui veut cesser le combat», a indiqué un autre témoin, cité par l’avocat de la famille, Me Sylvain Pont.
Mais pour équilibrer ces témoignages à charge, on a droit aussi à la version du préfet des Alpes-Maritimes Dominique Vian, pour qui les morts ont tous la même peau c’est bien connu et qui devait se trouver au moment de l’arrestation tranquillement dans son bureau d’où il a assisté à toute la scène :
«Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l’action des fonctionnaires.»
Malheureusement, après ce bel effort de rééquilibrage, l’AFP a choisi de diffuser cette photo :

Et alors, on est forcé de se ranger à l’avis de Mgr M. Lefèbvre. L’emploi du mot bavure dénote d’une grave absence de neutralité de la part de l’Agence France Presse…
Lundi 12 mai 2008 à 15:12
Tiens, c’est bizarre… Moi, je ne me sens forcée à rien du tout
Bises !
Lundi 12 mai 2008 à 15:21
Forcément, si on est pas neutre… mais par exemple féminine ou masculin, on se sent moins forcé(e).