CQFD
A l’heure où ce billet sera en ligne, notre honte présidentielle visitera Carthage.

Entre son injure aux Droits de l’homme, renforcée par les reculades de Rama Yade qui confirme à chaque occasion son rôle de potiche colorée, ses insultes à l’intelligence des peuples et ses relents colonialistes à répétition (“Vous avez une main d’œuvre qui ne demande qu’à être formée. Nous avons beaucoup d’intelligence et beaucoup de formation”), ses obscénités de représentant de commerce plein de morgue avec sa top-model en porte clefs qui se la joue dame de charité dans les orphelinats… Qu’est ce que vous voulez que je vous dise à la fin d’une journée de travail*, et que vous ne sachiez déjà ?
Rien…
J’arrive à peine à me consoler en me disant qu’un an est déjà passé, qu’il n’en reste plus que 4 et que, plus on avance en âge plus le temps nous paraît court, comme j’avais entendu l’expliquer un jour Albert Jacquard sur France Culture. A propos d’Albert Jacquard, j’ai pas retrouvé les références de la chronique mais je viens de mettre la main (l’œil) sur cet excellent (Finitude de notre domaine) article paru il y a déjà 4 ans dans le Monde diplomatique et qui semble terriblement d’actualité.
Je ne suis pas sûr que notre le président s’lâche ait assez d’intelligence (de cœur sûrement pas) pour comprendre la prose d’Albert Jacquard ni pour saisir ce que peut représenter aujourd’hui l’idée de Citoyen du Monde. C’est pas grave. Ça fait du bien, dans une époque où on ne distingue pas encore les queues devant les magasins, d’identifier les poches de résistance.
Sinon CQFD fête ses 5 ans de bordel.

Que ceux qui ont fait le lien avec Carthage lèvent le doigt. Je mets le lien pour les autres…
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*En plus, pour une sombre histoire de montre à 1500€ offerte en cadeau de départ, je me suis fait du mal en allant voir le prix de la toquante présidentielle offerte pas sa moitié, au prix finalement 16 fois moins élevé que le modèle le plus cher de la même marque. C’est à des moments comme ça que je perds un peu la voix, tout en me disant que certains ne manquent pas d’air de continuer à parler valeur travail, etc.
Mercredi 30 avril 2008 à 16:43
Sarkozy est un con qui ne comprend rien à rien.
Le contempteur de Sarkozy est un con qui ne comprend rien à l’intelligence qu’a Sarkozy du monde.
Tout le monde est un con, relativement au con qui pense le contraire, qui est lui-même un con.
Traiter les gens de con, ça fait toujours plaisir. Pour le reste j’ai du mal à voir où ça mène, à part se foutre sur la gueule les uns les autres en se traitant de cons.
Mercredi 30 avril 2008 à 17:28
j’ai pas tout compris au commentaire, mais il est possible que je sois trop con… mais de là à me le foutre sur la gueule…
Jeudi 1 mai 2008 à 15:53
CON, subst. masc. et adj.
A.− Subst., trivial. Région du corps féminin où aboutissent l’urètre et la vulve. Ces mégères révolutionnaires, qui pissent à con béant sur les cadavres des gens qu’elles ont égorgés (E. et J. de Goncourt, Journal, 1885, p. 429).
− En partic. Sexe (organes génitaux externes) de la femme :
1. C’est une impiété inepte d’avoir fait du mot con un terme bas, une injure. Le mépris de la faiblesse? Mais nous sommes si heureux qu’elles soient faibles. C’est non seulement le propagateur de la nature, mais le conciliateur, le vrai fond de la vie sociale pour l’homme.
Michelet, Journal, 1857, p. 331.
2. Chez lui [Paul Gavarni], l’obsession presque morale du cul, du con. Sa fascination est là et c’est comme un éblouissement. Ses divagations, ses systèmes, sa philosophie y reviennent sans cesse, comme à un centre de l’humanité, l’anneau où passe la succession des générations.
E. et J. de Goncourt, Journal, 1868, p. 404.
Mais, heu… il s’agit peut-être ici de l’autre définition !???
Jeudi 1 mai 2008 à 16:02
FOUTRE, verbe trans.
est en rut et veut être foutrée. Le beau mérite! (Baudel., Cœur nu, 1867, p. 643). Je suis ce soir, au chemin de fer, à côté d’un ouvrier complètement saoul, qui répète à tout moment : « Non, je ne la foutrais pas, quand on me donnerait tout Paris… oui, tout Paris, non, je ne la foutrais pas! » (Goncourt, Journal, 1872, p. 900).
A.− Trivial. Posséder charnellement. Synon. baiser (vulg.), enculer (trivial). La femme (…
♦ Emploi abs. Faire l’amour. Synon. baiser (vulg.). Plus l’homme cultive les arts, moins il bande (…). Foutre, c’est aspirer à entrer dans un autre, et l’artiste ne sort jamais de lui-même (Baudel., Cœur nu, 1867 p. 663) :
1. M. de Lameth, qui avait conservé dans un âge très avancé la puissance ithyphallique, disait que, dans sa jeunesse, il bandait tous les jours, mais ne foutrait que le dimanche.
Mérimée, Lettres F. Michel, 1870, p. 46.
Mais, heu… il doit s’agir ici aussi de l’autre définition !
Toujours est-il qu’entre foutre et con c’est toute une relation…