Question ?

Si les Chinois continuent de boycotter Carrefour, aurons-nous les moyens de faire la même chose ?

Depuis que j’ai trouvé ce logo et le site qui va avec, je passe mon temps à retourner les objets. Si mon clavier d’ordinateur a été assemblé en Malaisie et ma voiture en Roumanie (je l’ai pas retournée, je le sais…), la plupart des conneries en plastique qui encombrent mon quotidien, des vêtements qui me coûtent moins cher qu’ils ne me tiennent chaud, des appareils qui réclament des piles, etc. sont originaires de là-bas. C’est la mondialisation, il paraît. Et c’est pas tout moi qui ai choisi. C’est exporter le travail ou importer les travailleurs. On peut pas tout vouloir ou ne rien vouloir.

Excusez-moi, je déraille. C’est samedi.

Ça va être aussi dur donc de se priver de la Chine que facile pour les Chinois de se passer de nous. Avec nos 60 millions de petites têtes, faudrait peut-être pas qu’on s’imagine que nous sommes encore le centre du monde tel qu’il figure sur nos planisphères ethnocentrés.

Idem pour les Indiens.

D’autre part, j’ai pas une envie irrésistible de pleurer sur le sort réservé à Carrefour à l’étranger. Quand on voit le sort fait sur le territoire nationale aux employés de Carrefour (en particulier et de la grande distribution en général), on na pas forcément l’idée immédiate de chercher la pétition pour défendre leurs intérêts en Chine. Ou ailleurs.

Finalement, ce retour à l’envoyeur, c’est une manière sympathique de marquer la quinzaine du commerce équitable, à laquelle Carrefour et ses potes ne manqueront pas de s’associer pour gratter encore quelques consommateurs.

Pas facile d’être citoyens de ce monde. Politis sort un hors-série qui peut aider (cliquez sur l’image pour en savoir plus).

Bon dimanche et restez vigilants.

Une réponse vers «Question ?»

  1. Richard à dit:

    Moi, j’aime bien manger du chinois !

    Meuh non ! je ne suis pas canibale…

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