307. Je rattrapai au vol le portable que Pauline venait de balancer vers le mur et le lui rendit, avec un sourire qu’elle ne me rendit pas.
308. Afin de se démarquer de la concurrence, le magasin de chaussures Vuillard avait choisi de distribuer aux enfants des sifflets en lieu et place des sempiternels ballons.
309. Séverine passait ses nuits à explorer les poubelles à la recherche de trésors qu’elle revendait dans la journée sur Internet.
310. Une clef à la main, un authentique marin, coiffé d’un magnifique béret orné d’un somptueux pompon, contemplait la serrure face à lui.
311. En arrivant en haut des escaliers et en jetant un coup d’œil machinal à la porte vitré du bureau du service contentieux, Jeannine marqua un temps d’arrêt, prit le temps d’une respiration, d’une réflexion, avant de réaliser, étonnée, qu’elle ne voyait pas son reflet.
312. Imperceptiblement, en l’espace de seulement quelques semaines, Muriel était devenue lourde et laide, visiblement sans s’en apercevoir.
313. On n’avait jamais pratiqué chez les Dumpf d’autre métier que celui d’apiculteur.
314. A force d’user de pseudonymes pour se protéger et pour brouiller les pistes, il avait fini par se perdre lui-même et ne se reconnaissait plus que dans les initiales entrecroisées de ses diverses identités : G.M.A.
315. Depuis maintenant 30 ans, le mois de septembre offrait à Véronique ravie et impatiente, trente nouvelles victimes, chères têtes blondes innocentes qu’elle allait harceler en toute impunité pendant toute l’année, sous prétexte d’éducation nationale.
