La voix de la France

Lundi 31 décembre 2007

Bon, ben voilà. Ça va commencer.

Ceci est le 49e billet depuis le premier, prélude du 15 novembre qui était bien touffu-confus, même que certains m’ont dit que ça le restait, touffu-confus.

Mais je fais bien ce que je veux. Ici, c’est chez moi.

Et ça va le rester, enfin j’espère.

Avec mes besoins de repères, de symbolique, de balises et aussi d’harmonie, j’ai toujours eu envie de commencer d’écrire au jour le jour en partant d’un jour important. D’habitude je prends la résolution au 1er janvier, je me relance au 17 février qui est mon anniversaire, et pfuit. Pas toujours, mais souvent.

Ce coup-ci, me connaissant, j’ai pris de l’avance. J’ai donc fait un départ lancé. Avec une date symbolique quand même (19 novembre).

Donc, demain, inauguration du machin que j’ai toujours pas envie de nommer blog. J’ai le trac, vous pouvez pas imaginer. Malgré le 50e. Parce que j’ai toujours pas trouvé de nom alternatif, que je suis jamais sûr de l’angle, du thème, etc. Et que j’ai toujours pas déménagé sur mon adresse à moi de site.

Bon, tout ça n’est pas grave. En fait, je suis pas que là pour parler de moi. C’est pas ça l’angle. Mais je fais ce que je veux.

Pour finir l’année en beauté, si vous avez tenu le prologue ci dessus, j’ai gardé pour vous un truc rigolo.

En forme de devinette: quel est le point commun entre le Medef et l’Élysée?

Langue au chat ou trop d’idées à la fois?

Allez, je vous donne un indice :

Le point commun, c’est la “vocalisation”. Qui permet aux internautes en difficulté de se faire lire la page de leur choix par une délicieuse voix synthétique, d’un simple clic sur le bouton vert. Essayez donc, ici ou . Pour la seconde page, sur le site du Medef, ne faites pas trop attention au texte et aux réjouissances qu’il évoque quant à la suppression des 35 heures. N’oubliez pas que c’est réveillon dans un moment. Goûtez juste de plaisir de la modernité. Pour ma part, j’adore particulièrement le passage, sur le site de l’Élysée, “sorry brgouigh not configured to played video”.

Si vous y prenez goût, faites un tour chez readspeaker, où la modernité se décline dans une quinzaine de langue. Pour la France, c’est une journaliste de France-Info, Claire Baudéan qui s’y est collée. C’est pas pire que les ménages de certains de ses confrères, et le ridicule ne tue pas.

La photo du trèfle dans la glace, je l’ai prise hier, au cours d’une ballade. J’avais envie aussi de vous offrir du beau. Bonne fin d’année.


Le vrai - Le faux

Dimanche 30 décembre 2007

« Rien n’est plus proche du vrai que le faux », aurait dit (je pense que c’est vrai) Albert Einstein.

En ce qui concerne les produits sur Ebay™, le Nutella©, les informations, par exemple et loin de l’exhaustivité, il n’est pas toujours facile de déceler le vrai du faux. C’est comme les valeurs. Je vais vous donner quelques exemples pour mieux me faire comprendre.

Commençons par quelque chose de facile. Une de ces photos est choquante et officielle, l’autre ne l’est pas.

Je sais, c’est complètement futile, mais je vous rappelle que c’est la première, pour s’entraîner. En plus, maillot rouge ou maillot blanc, finalement miss France reste ce qu’elle est, grâce à l’intervention et pour le plus grand bonheur du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer

Passons donc à la suivante. L’écolo-compatibilité d’un de ces deux hommes peut etre mise en doute. lequel?

Et non, Théodore Monod ne pratique pas de cueillette illégale, mais à cause de son ordinateur, et aussi un peu de son hélicoptère, vous avez reconnu Yann-Arthus Bertrand, le photographe spécialiste des 4×4 et de la bonne conscience recyclée en calendrier non recyclables. Saluons au passage la collaboration de l’armée mauritanienne qui mobilisera pas moins de 2000 soldats pour que les vroum-vroumeurs occidentaux puissent continuer à faire joujou. Et paix à l’âme de l’infatigable marcheur et chercheur d’absolu.

Une autre ? Plus difficile. Une de ces deux affiches est un détournement.

Vous savez quoi? J’ai eu bien du mal à dénicher la seconde sur Internet et puis, à la réflexion, je me demande si le faux n’est pas pire que le vrai. Parce que lui, il a le pouvoir, depuis un bout de temps et de plus en plus…

Bon, je sens que je vais plomber l’atmosphère. Alors, je vais éviter de revenir sur les faux chômeurs, les faux malades, les faux rmistes ou les faux culs… Je vous en mets juste une dernière, pour détendre et pour demander de l’aide, parce que je n’ai pas la réponse. Une des deux versions de LA rencontre entre l’omniprésident et sa nouvelle copine est forcément fausse.

Alors, Europe 1, ou France info

Franchement, je sais pas vous, mais moi j’ai envie de m’en foutre, même si… Ce qui me titille dans “l’info” donnée aujourd’hui par Séguéla, c’est cette phrase:

“Moi j’ai voulu lui faire un dîner de copains de gauche.”

Qui “instantanément” m’évoque Bourdieu et la fameuse vidéo où, à propos de Mme Royal il lâche: “Instantanément, on sait qu’elle n’est pas de gauche”.

Le réveillon est dans deux jours que j’ai déjà des nausées qui me menacent.


L’hypocrisie ça me dérange plus que les demi-vérités…

Samedi 29 décembre 2007

Candidat “malheureux” aux élection présidentielles américaines de 2000, Al(bert Arnold) Gore s’en remet plutôt bien. Celui qui continue de se présenter comme “l’ex-futur président des Etats-Unis”, empoche de 100 à 175.000 dollars à chaque fois qu’il place cette bonne blague et les 75 minutes de conférence qui suivent (100.000€ pour participer au french grenelle). A défaut de changer l’état du monde, ça permet de se refaire après une coûteuse campagne électorale qui l’avait laissé presque sans le sou (2 millions de dollars).

Et puis le 11 septembre 2001, lui au moins il était peinard.

Avec de tels défenseurs (on a chez nous dans le même genre Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand), l’écologie reste gentiment “environnementale”, poliment climatique et tristement dans l’air du temps… sans mise en question d’une économie de marché éhontée, d’un libéralisme décomplexé, d’un capitalisme fou…

J’y reviendrai…

Le soir même où je lis les chiffres du revenu de M. Gore, j’apprends sur agoravox (et ailleurs sur la planète même si pas trop en France) qu’il y a eu récidive : Bush junior aurait donc été président des USA pendant 8 ans  et 2 mandats, sans emporter l’élection! Et dire qu’il inspire notre président…

Une fois qu’il aura appris à manier la bonne blague avec Borlo, on souhaite bonne chance au nouveau ex-futur président des USA, John Kerry.


Copier-Coller

Vendredi 28 décembre 2007

Certains trouvent que je parle trop de l’omniprésident hyperactif. Moi aussi, parfois ça me fatigue. Mais c’est difficile d’échapper à autant de gesticulation médiatique. J’ai quand même trouvé quelque chose, pour changer. Une autre source. En plus, l’avantage, c’est que c’est déjà tout écrit. Presque rien à jouter. Je vais finir par (re)devenir fainéant, mais j’ai besoin de vacances. Si ça vous donne envie de lire le texte intégral, je vous donne le lien, promis. Ça parle de nous, enfin de notre pays, en 2007. Et ça commence fort :

1. La France est en mouvement. L’élection d’un nouveau président et la nomination d’un gouvernement ouvertement réformateur offrent à la France l’occasion historique de renouer avec une croissance soutenue où chacun verrait ses opportunités accrues.

Si vous avez une impression, vague, sournoise ou persistante, de voir vos “opportunités” régresser ou stagner, c’est sans doute par mauvaise volonté ou que vous n’êtes “pas assez entrés dans l’histoire” et dans ses occasions… Ou que vous êtes réfractaires au mouvement. Essayez de faire mieux avec la suite :

2. Les priorités et la méthode du gouvernement en matière de réformes sont appropriées.

Si vous fûtes choqué(e)s de quelques dérapages en matière d’immigration, de justice, de police, de “dialogue” social, de répartition fiscale, de droit du travail, de gestion des universités, de défense des droits de l’homme, etc. vous n’êtes peut être pas ouvertement réformateur. Seriez vous fermement réactionnaire?

3. La politique économique doit s’attaquer à la cause première du déficit de croissance dont souffre la France : la faiblesse du potentiel d’offre.

Le texte évoque bien, à peine, plus loin une “majorité de Français [qui] estime que c’est la faiblesse du pouvoir d’achat qui freine la croissance”, et concède même que “il existe effectivement des problèmes non négligeables de répartition des revenus”, mais c’est pour mieux revenir à l’évidence : “mettre l’accent sur la hausse du pouvoir d’achat, bien que compréhensible en termes d’économie politique, détourne l’attention du véritable problème et suscite des attentes irréalistes”. Ne rêvez pas et cessez de croire à des promesses irréalistes… On continue? Je passe sur le taux de croissance annoncé au 4 et je passe à…

5. L’utilisation du facteur travail en France étant parmi les plus faibles des pays de l’OCDE, “gagner plus” suppose incontestablement de “travailler plus”.

Comme quoi, ce n’est pas qu’un slogan de campagne. Ce sont des experts qui le confirme. Comme ils ont évacué plus haut, d’une pichenette de phrase, les problèmes “non négligeables” d’inégalités dans le partage des revenus, il reste le basique, travaille et tais-toi, tellement plus facile à comprendre et à expliquer que toutes ces théories marxisantes et archaïques.

Je ne sais pas si je vais tenir jusqu’à la fin et parvenir à vous dresser l’inventaire des 20 paragraphes de ce rapport, travail de fond et réflexion de grand talent que la presse française n’a pas assez valorisés. Du gel du SMIC dont les auteurs saluent “la décision de ne pas accorder de coup de pouce en 2007 et suggèrent qu’elle soit pérennisée”, à la nécessaire modernisation des marchés financiers, en passant par un appel à “renforcer la concurrence dans tous les secteurs de l’économie”, ou à une baisse de l’impôt sur les sociétés “pour dissuader les transferts de bénéfices et la délocalisation des investissements dans des pays à fiscalité plus favorable”, on a l’impression de lire une paraphrase du programme présidentiel ou une déclinaison des pages du Medef…

Et non ! Ces quelques lignes bien senties, d’un libéralisme forcément moderne, sont consultables sur le site du FMI, où vous pourrez (si le cœur vous en dit vraiment) lire le texte intégral.

Sincèrement, ça vous soulage de voir que cette prose émane d’un organisme dirigé par un personnage qui a failli être candidat d’un parti qui n’a plus (depuis longtemps) de socialiste que l’adjectif?


Marché…

Jeudi 27 décembre 2007

Je me souviens de ma mère achetant le premier magnétoscope familial. Je dis bien ma mère, car c’est le genre d’acquisition à laquelle mon père ne participait que sur un plan financier et critique, laissant son épouse se débrouiller des aspects techniques. En résumé, après quelques heures de profond désarroi devant l’appareil et l’impossibilité de le faire fonctionner correctement, malgré une notice copieuse, ma mère convoqua le revendeur. Qui vint quelques jours plus tard lui expliquer les arcanes de la technique de l’enregistrement en VHS…

J’ai pensé à ça hier, en voulant recharger mon mobile. Je m’enorgueillis de posséder un forfait bloqué à 1 heure par mois, mais il ya des mois où je laisse mon orgueil de côté parce que j’ai dépassé le temps imparti. Comme hier.Hier midi, en retirant de l’argent dans un distributeur automatique, je tente donc de remettre des minutes dans l’appareil. Je suis tout le processus tel qu’indiqué à l’écran, tape mon code de carte bancaire et… rien. La machine s’arrête en me signalant qu’elle ne pouvait achever sa mission.

Qu’à cela ne tienne. Le soir, en sortant du travail, j’achète dans un bureau de tabac un ticket à 14 chiffres, et je m’empresse d’appeler le numéro inscrit sur le ticket pour lui communiquer mes 14 chiffres. “Votre mobile n’a transmis aucun chiffre”, m’annonce une merveilleuse voix synthétique à deux reprises. Prévenu par un avertissement sur le ticket que je n’ai droit qu’à 3 essais, je raccroche et réessaie de manœuvrer le second numéro inscrit sur le ticket, qui fonctionne lui grâce au clavier de mon mobile. ET voilà que l’écran inscrit que la manœuvre ne peut aboutir, sans plus.

Chance! Je passe à ce moment pas très loin d’une agence aux couleurs de mon opérateur où, après quelques minutes d’attente occupées à lire une brochure très rassurante sur l’innocuité des émetteurs de téléphonie mobile, une jeune femme adresse mes 14 chiffres à un troisième numéro, connu d’elle seule, et qui accepte de me créditer mes 10 euros.

Tout ça pour dire?

Ah oui, j’allais oublier. Juste ça. Je me sens parfois doucement vieillir, observant un monde aux modes d’emploi de plus en plus élaborés. Me sentant chaque jour un peu plus ringardisé. Soulagé d’échapper aux sirènes du consumérisme, mais un peu perdu dans ma possibilité simple de fonctionner. Je ne suis pas bien sûr qu’aujourd’hui le vendeur de magnétoscope se déplacerait pour m’expliquer le mode d’emploi. Il me donnerait un lien vers un site internet ou un numéro surtaxé, où un jeune Marocain ou Indien m’écouterait gentiment avec la fiche de procédure sous les yeux… Et pourtant, je suis sûr que le besoin grandit. Et que la désemparétude technologique s’accroît.

Comme quoi, je ne suis pas sûr que l’économie de marché soit vraiment à l’écoute de la demande. Malgré ce que certains continuent de vouloir croire et vendre.


Dubitatif

Jeudi 27 décembre 2007

Pour cause de fièvre stagnante, j’ai écrit ce billet tard dans la journée, après l’annonce de l’assassinat de Madame Benazir Bhutto. Je ne dispose pas de connaissances suffisantes sur la situation pakistanaise pour ajouter un commentaire. Je suis juste dubitatif sur l’opportunité d’adresser des condoléances à un président dont le sens démocratique paraît pour le moins particulier.


Grains de sable

Mercredi 26 décembre 2007

«Je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi… J’aurais pu être noir», confiait volontiers Ray Charles. Le type aux lunettes qui fait la gueule sur la photo n’a aucun rapport, ni avec Ray Charles ni avec la musique. Son éloge à Oscar Peterson sent l’exposé pompé sur wikipedia juste avant de partir en vacances (aux frais de son pote Bolloré et en se payant la tête du contribuable…)

Bref!

Oscar Peterson était aussi noir que musicien, et autant militant contre la discrimination raciale que talentueux.

Mais ça n’a pas plus de rapport avec Brice Hortefeux qui, dans son titre ministériel à rallonge, n’a pas de place pour la lutte contre la discrimination et qui a d’autres chats à fouetter. En effet, il ne lui reste qu’une petite semaine pour atteindre le chiffre ordonné par son patron, de 25000 expulsés pour l’année 2007. Fin novembre, il en était à 21000 “éloignements“… On aurait pu installer un compte à rebours quelque part sur la tour Eiffel pour célébrer l’immigration choisie.

Dans cette époque de grand retour de la chasse au clandestin, il y a des nouvelles qui font sourire ou frissonner, comme la bêtise consternante du susmentionné ministre rapportée par le Canard enchaïné et relatée par Fontenelle. Il y aussi les nouvelles qui font franchement plaisir comme la remise en liberté d’un clandestin malgache par le tribunal de Bobigny ou la relaxe de Florimond Guimard par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence. Et des gestes à saluer, comme celui de Jacky Hénin, maire (communiste) de Calais, proposant un toit aux clandestins, ou le “cercle de silence” des fransiscains de Toulouse pour dénoncer l’enfermement des sans-papiers

Dans ces temps de brouillard, les petites victoires de la résistance sont des petites bulles d’air à apprécier. Sans illusion mais pour l’honneur, pour paraphraser Théodore Monod. Et sans relâcher l’attention.

Alors, si vous souhaitez écrire au ministre de l’immigration pour lui parler de “la vie plutôt que des chiffres, c’est ici :

logo RESF

Et parce que la vie a besoin de musique, je vous offre deux liens à savourer : Hymn to freedom et Goodbye.


Trêve de plaisanterie

Mardi 25 décembre 2007

C’est Politis qui m’a mis la puce à l’oreille, alors je suis allé voir par moi-même.

Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) a été signé le 1er juillet 1968, c’est peut être pour ça qu’il fait partie de l’héritage à liquider (ou pas, tel est le débat…) Et l’article VI est ainsi rédigé :

Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace.

Chacune des parties, c’est à dire les “puissances” nucléaires de l’époque : USA, Union soviétique, Grande-Bretagne, France, Chine, ainsi que 40 autres États, rejoint depuis par 189 autres pays.

Si vous avez entendu parler d’un “désarmement général et complet” qui m’aurait échappé…

Quand t’as pas le cul propre, grimpe pas aux arbres. Je sais pas si ma grand-mère employait vraiment cette expression, mais les Iraniens, entre autres, pourraient la remettre au goût du jour.

Joyeux Noël !


Culture généraliste…

Lundi 24 décembre 2007

Connaissez-vous ces deux hommes? Un seul des deux? Aucun?

Sans tricher!

Tous les deux sont morts samedi. Le premier avait 79 ans. Le second 97… Oui, je sais, c’est un palindrome…

Mais à part ça?

Le second a recueilli les hommages unanimes de tout ce que notre beau pays compte d’intellectuels de démagogues, de notre omniprésident, qui «ont (sic) respectivement salué “l’un des plus grands écrivains français du XXe siècle” » à l’éleveur de chevaux malheureux depuis la dernière présidentielle qui a pour sa part rendu hommage à “l’un des plus grands écrivains du dernier demi-siècle”, en passant par l’encore ministre de la Culture qui a lu le même communiqué que son chef et en a remis une couche sur “l’un des plus grands écrivains du XXe siècle”… Hervé de Charette, ancien ministre et maire de Saint-Florent-le-Vieil, village de Julien Gracq, a tranché, saluant la mémoire du “plus grand écrivain du XXe siècle”.

On sourit au passage, en lisant par ailleurs, que Le Rivage des Syrtes, le roman le plus célèbre du plus grand écrivain (ou de l’un des plus grands), celui qui lui valut le prix Goncourt qu’il refusa par avance et après coup, s’est vendu à quelques… 300.000 exemplaires (dont 110.000 l’année du Goncourt et… 175 l’année suivante). Par chance, tous nos grands politiques étaient dans les 300.000 ! Même l’omniprésident qui mesure d’habitude le talent aux chiffres de tirage.

Le premier n’a eu personne, même pas la miss Parisot, pour prononcer deux mots d’éloge. Alors, vraiment, à quoi ça sert que Ducros se soit décarcassé !

N’empêche que, sincèrement, lequel connaissiez-vous?

Rigolez pas trop : seules 2% des herbe de “Provence” sont françaises. Et aux dernières nouvelles, 98% (on discutera une autre fois de qualité) de la littérature française reste française.


Satisfecit

Lundi 24 décembre 2007

Je suis heureux d’avoir contribué à la grandeur de la France.

Le site de l’Elysée a bien rectifié l’état-civil et la bibliographie du Président, dont j’avais en leur temps souligné les inexactitudes.

Reste un effort pour les voyages, dont je parlais samedi. Mais je suis sûr que ce sera fait dans la journée.