Qui c’est celle là ?
Vendredi 30 novembre 2007A force de ne pas regarder la télévision, je vais finir par avoir l’air malin. Pas seulement parce que je paye une redevance pour quelques heures par an, ce qui me fait la séance télé à un prix 10 fois plus élevé qu’une séance de cinéma, mais parce que je ne connais rien à rien.
Et je parle même pas de la publicité. Peut être un autre jour, mais ne mélangeons pas tout.
Je parle de Florence Foresti. Vous connaissez, j’en suis sûr… Elle fait la une de Paris Match cette semaine, et moi, je suis obligé de regarder son nom pour être sûr de pas faire de faute en le recopiant.
Vous me direz qu’entre Paris Match et moi y’a une sacrée différence d’audience et que je suis pas obligé de le lire non plus.
A la première remarque, je répondrai que c’est facile ce genre de réflexions, totalement gratuit, pas très encourageant et qu’il faut attendre. Certes, 4,5 millions de lecteurs hebdomadaires contre une petite dizaine de visites par jour, y’a pas photo. Argument choc. Mais Paris ne s’est pas fait en un jour, Match existe depuis 1949, et si vous voulez bien, on en reparle dans … 58 ans !
A la seconde remarque, je répondrai {c’est assez grisant de se faire soi même les questions et les réponses, avec une apparence de discussion, de débat, de contradiction que tu maîtrises à ta guise… et finalement c’est plus économique que d’inviter deux potiches dans ton salon (voir l’image plus bas, vous comprendrez pourquoi…) et de te sentir obligé à la fin de leur dire que tu vas aller te coucher pour qu’ils puissent rentrer chez eux ou que tu les remercies de t’avoir invité, grisant au risque de rendre la parenthèse interminable et encombrée d’autres parenthèses, et pour marquer le coup de se sentir obligé de la remplacer par des accolades, j’aime bien les accolades, ça fait embrassades viriles, ok, ok, je ferme…} Je répondrai donc que je ne lis plus Paris Match depuis que je ne vais plus chez le coiffeur, c’est à dire belle lurette, mais que comme dit une citation célèbre : “Si tu ne viens pas à Lagardère, c’est Lagardère qui viendra à toi.”
En passant devant le bureau de tabac, donc, j’ai fait connaissance de Florence Foresti, en couverture de Paris Match.

Après le couverture de la semaine dernière sur Claire Chazal et les collégiennes du Cambodge, je me dis que décidément les femmes sont à l’honneur dans la presse people et aussi les petits enfants. Normal que Béjart soit relégué en haut à droite de la couverture, ses chorégraphies ne valant pas la manière dont la championne du rire national tient son gosse face à l’appareil, pour bien l’habituer parce que le talent, c’est des fois comme l’argent, héréditaire. Je pense ici à Lagardère justement ou aux Dassault, pour la seconde catégorie et aux Renoir pour vexer personne vu qu’ils sont morts tous deux, père et fils.
Et une pensée me traverse pour le petit Montand dont je me demande bien ce qu’il devient et pourquoi Béjart ne pourrait -il pas faire la couverture, à propos de vieux qui font comme des jeunes hommes?
Bon… Je rentre, curieux comme tout, prêt à la découverte de Madame Foresti qui fait rire toute le France et que je ne connais même pas. Je me sens exclus d’un coup, comme si je n’appartenais pas à cette France unanime et fraternelle qui, chaque jour encore, fait rayonner loin, au delà des frontières, l’esprit des Lumières et le génie des encyclopédistes.
Et j’ouvre l’encyclopédie des temps modernes, puis je navigue de page en page, à la recherche du rire promis. Et…
Bon, je vous la fais courte et j’arrête de mettre des liens en pagaille pour faire monter mes statistiques. Je vous épargne mes multiples découvertes… C’est pas la peine d’attirer ici des fans qui risquent d’être frustrés de ne pouvoir mettre de commentaires élogieux et de tout casser. J’ai pas rigolé, non vraiment pas. Et comme je suis sympa, je vous épargne les liens vers les vidéos sur Internet. Vous avez qu’à vous payer une télé et la redevance.
J’ai pas ri et je me suis senti aussi décalé que le jour où j’avais fait l’effort d’écouter Bigard chez Stéphane Bern, pour voir, comprendre, trouver des occasions de partager avec mes concitoyens, mes compatriotes, mes semblables, mes proches… Et que déjà, j’avais pas ri. Oui, je sais, ça sent le multirécidiviste, mais je suis pas mineur.
Attendez, partez pas : il m’arrive de rire. Mais pas avec n’importe qui, comme disait Desproges. Comme disait Guy Bedos, on n’a pas tous la même bonne humeur.
Ne perdez pas la vôtre. Bon week end !
PS : Même si j’ai réussi à pas en causer, je m’en fous de la JSS. Allez, je vous mets l’image.

Publié par abcdetc























